Puisque le dernier livre des Soulèvements de la Terre, Premières secousses, donne à lire quelque chose d’un dialogue réalisable et urgemment nécessaire entre des approches le plus souvent ramenées aux seuls vocables de postmoderne et anti-industrielle, je souhaite tenter d’enfoncer le clou en proposant une ouverture (possiblement un brin polémique), en partant du terme « vivant ». Celui-ci est de plus en plus présent, mais, comme l’on sait, le terme de « nature » est, lui, contesté par des sensibilités notamment féministes, celles dont on peut comprendre bien des fondements grâce notamment au « Manifeste Cyborg » de Donna Haraway (1985).
On sait que nos énoncés sont biaisés par quelques siècles de mélange entre des idées émancipatrices et leur récupération systématique par nos soi-disant représentants, et, leurs forces économiques. On sait aussi que des lignes de fractures idéologiques peuvent sembler parfois infimes en regard d’aspirations pourtant communes, et être néanmoins particulièrement délétères. Un aspect donc remarquable de la pensée contemporaine est la rencontre des analyses critiques post-modernes et anti-industrielles s’agissant de l’Homme, celui qui se considère comme supérieur (aux animaux, plantes, races, autres genres, etc.). Mais Dieu n’est pas mort, il n’en finit pas de mourir, aussi d’aucuns « ont d’excellentes raisons de se défier de ce qui viendrait mêler biologique et politique : pour elleux, c’est l’idée même de nature qui doit être abandonnée. Car les combats féministes ont toujours besoin de défaire les idées de naturalité des genres, plus que jamais à l’œuvre dans l’argumentaire réactionnaire qui légitime par la biologie des standardisations comportementales, malgré les acquis des mouvements féministes passés. »
De mon point de vue, la quadrature du cercle qui nous étouffe un brin, ce pourrait-être que le mélange entre biologique…
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Auteur: dev

