« On vous croit », c’est le message lancé par Edouard Durand aux 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année en France. Les chiffres qu’il communique dans son tract 160 000 enfants, violences sexuelles et déni social, sont effarants : 70% des plaintes déposées sont classées sans suite, seulement 3% des pédocriminels sont déclarés coupables. Un essai poignant dans lequel il appelle à une prise de conscience. D’un certain point de vue, « il faut être rassurant, les choses changent, l’attention pour les enfants change ». Néanmoins, force est de constater que « le système ne protège pas suffisamment les enfants des violences sexuelles, du stade de la prévention au stade de la protection, si les violences ont lieu ». Et il emploie le mot système à escient, un système qui exprime « la réalité du déni, une construction sociale, ancienne, persistante et structurée ».
« L’humanité d’une société se mesure à l’attention qu’elle porte à ses enfants »
Le juge Edouard Durand explique que l’histoire de la protection des enfants est « extrêmement lente ». Le moment de bascule intervient en 1970, avec le « passage de la puissance paternelle à l’autorité parentale ». Plusieurs lois ont également contribué à construire cette protection. Le magistrat salue notamment « la loi du 21 avril 2021, à l’initiative de la sénatrice Annick Billon », qui stipule qu’aucun adulte ne peut se prévaloir du…
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Auteur: Lauralie Margalejo

