« L’avantage en nature énergie représente un coût démesuré, soit plus de 700 millions d’euros en 2024 à l’échelle du groupe, obligeant également à la constitution de passifs sociaux au titre de son maintien après l’emploi (3,9 milliards d’euros à fin 2024). Il ne peut perdurer en l’état », jugent les Sages de la rue Cambon dans ce rapport consacré à la gestion des ressources humaines de l’entreprise publique.
Cette composante historique du statut des électriciens et gaziers concerne les salariés mais aussi les retraités des entreprises issues des opérateurs historiques EDF et GDF (dont Engie, Enedis, GRDF, etc.) et d’autres entreprises, dont des distributeurs locaux d’énergie.
La publication de ce rapport intervient le jour où se réunissent les quatre fédérations syndicales (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) de l’électricité et du gaz, pour fixer les modalités d’une « mobilisation » contre une remise en cause par l’exécutif de cet élément de rémunération.
Le gouvernement réfléchit en effet à rogner ce « tarif agent », indiquant avoir reçu « une mise en demeure de la Cour des comptes » de se « mettre en conformité sur la valorisation de cet écart […] entre ce tarif et la valeur réelle de l’énergie », selon le ministère de l’Energie.
Les syndicats vent debout
Une « remise en cause », à laquelle les fédérations de l’énergie ont demandé au Premier ministre « de…
Auteur: Rédaction Public Sénat

