Près d’un an après le début de la guerre civile au Soudan, le Tchad a de toute urgence besoin d’une assistance humanitaire accrue et de financements importants afin de stabiliser un contexte socio-économique fragile, en particulier dans les régions d’accueil des réfugiés à l’est du pays, estime le HCR.
Ce soutien est indispensable pour permettre au pays de poursuivre sa généreuse politique d’accueil à l’égard des réfugiés.
Une famille du Darfour, au Soudan, s’inscrit dans un centre pour réfugiés à Adré, dans l’est du Tchad.
Frontières ouvertes
« Les autorités tchadiennes craignent que de nombreuses familles soudanaises souffrant de la faim n’arrivent dans les prochaines semaines », a indiqué Kelly Clements, la Haut-Commissaire adjointe du HCR, qui se trouve actuellement dans le pays pour faire le point sur les opérations en cours et évoquer les mesures de réponse avec les pays d’accueil. « Le Tchad s’est engagé à garder ses frontières ouvertes, malgré la fragilité de cette région. Cela va mettre le pays sous pression, alors qu’il accueille généreusement depuis près d’un an les réfugiés de la guerre au Soudan ainsi que des réfugiés d’autres pays arrivés dans le pays à la suite de crises antérieures ».
En décembre, le Programme alimentaire mondial (PAM) a dû suspendre la distribution de rations à certains groupes de réfugiés dans le pays en raison d’un manque de fonds. Depuis lors, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Depuis plus d’un mois, aucun acheminement de nourriture n’a été possible depuis le Tchad vers le Darfour, où la situation sécuritaire et en matière de protection est très préoccupante; observe le HCR. La suspension récente de l’assistance transfrontalière est un sujet de préoccupation pour toutes les agences d’aide qui…
La suite est à lire sur: news.un.org
Auteur: Nations Unies FR

