Le temps des Fêtes est une période de festivités empreinte de magie et d’enthousiasme. Un si beau moment de l’année durant lequel on valorise le partage, l’entraide et la joie de retrouver nos cœurs d’enfants.
C’est le discours qu’on entend, celui qu’on prône collectivement et qu’on tente de transmettre d’une génération à l’autre via les traditions.
En tant que psychologue, j’ai la chance d’observer de près notre relation ambivalente avec les Fêtes. Contrairement aux attentes idéalisées, ce qui revient souvent dans les récits de mes patients est loin de la magie escomptée. Il n’est pas rare que plusieurs d’entre nous éprouvent plutôt de l’anxiété.
Pourquoi le temps des Fêtes peut-il susciter autant d’appréhension ?
Charge mentale
Les tâches et préparatifs pour les Fêtes se cumulent de façon hallucinante. Par exemple, il faut trouver des idées de cadeaux, les acheter, planifier les réceptions, gérer les invitations, installer les décorations, formuler des cartes de vœux, rendre le moment magique pour les enfants, gérer les « dégâts » des lutins, assister à la parade des Fêtes, cuisiner des biscuits, apporter des denrées pour les gens dans le besoin…
Au sein des familles séparées ou recomposées, il faut en plus s’assurer que les besoins de chaque membre sont pris en compte. Par exemple, on doit concilier les différents horaires familiaux pour les moments de réception.
La charge mentale cumulée peut être un facteur de stress important.
(Shutterstock)
Rapport idéalisé au temps des Fêtes
Ce moment de féérie glorifié met en scène un scénario idéal à atteindre, comme si l’on devrait absolument être heureux dans le temps des Fêtes. C’est la tyrannie du bonheur à tout prix. Cet idéal présuppose que, même si…
Auteur: Geneviève Beaulieu-Pelletier, Psychologue, conférencière et professeure associée, Université du Québec à Montréal (UQAM)

