Le monde de la culture est en crise. Après les 100 millions de coupes budgétaires décrétées par le gouvernement Barnier, ce sont 50 millions de moins qui ont été annoncés par le gouvernement Bayrou, entraînant un gel du budget alloué à la part collective du Pass culture. Partout en France, des artistes et des directeur·ices de lieux culturels tirent la sonnette d’alarme. Dans une tribune signée par près de 43 000 personnes, iels réaffirment leur attachement à une « culture vivante qui stimule les imaginaires, partage les savoirs, reflète la diversité et favorise le bien vivre ensemble ». Au sein des compagnies émergentes, le sentiment d’abandon est total.
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« On va prendre cher », résume Léa, membre des Assoiffés d’azur, une compagnie implantée dans les Pays de la Loire, où plus de 73 % du budget alloué à la culture a été supprimé. Elle vient de perdre une partie de ses subventions et voit s’annuler sa prochaine tournée en raison du gel du Pass culture. Depuis sept ans, la compagnie défend pourtant un théâtre populaire hérité de la décentralisation et organise tous les étés un festival dans la Sarthe.
Dépendre d’acteurs privés, c’est aussi prendre le risque de voir disparaître les politiques inclusives.
Elle mène aussi des actions culturelles sur le territoire tout comme la majorité des compagnies dites émergentes qui travaillent main dans la main avec les écoles et les centres culturels et sociaux. « On est dans le care et le précaire » plaisante amèrement Chloé, membre du collectif La Castagne. Avec sa compagnie, aussi implantée dans les Pays de la Loire, elle propose notamment des spectacles qui sensibilisent à…
Auteur: Juliette Smadja

