Au risque de passer pour le plus lunaire des naïfs, mon étonnement s’est porté cette semaine sur un article paru dans Le Monde du 1er septembre 2026, intitulé « La Suède, dans la crainte d’une guerre, planifie les funérailles d’une partie de sa population » (toutes les citations qui suivent sont extraites de cet article). Le titre d’emblée ouvre une perspective jusqu’alors inimaginable, mais l’imagination est désormais débordée par une pluralité de rationalités qui la transcende à chaque instant articulant planification et scénario dont l’objet serait la mort de masse durant LA guerre à venir. J’avais déjà observé la prise méthodique du scénario sur des planifications orchestrées par la DATAR – Délégation interministérielle à l’Aménagement du Territoire et à l’Attractivité Régionale, concernant des « Images de la France en 2040 », ou encore « Territoires 2040 ». Étude de 2012 réunissant d’éminents experts (parmi lesquels par exemple feu Bruno Latour), elle était consacrée aux prévisions chiffrées et cadastrées (de nouvelles représentations de la géographie économique de la France en relief) destinées à nous informer, anticiper et prédire l’évolution géo-socio-systémique de notre société située dans le monde d’aujourd’hui et de demain, essentiellement polarisée autour des Villes-Monde qui la dynamisent en priorité, ce sur une période d’un demi-siècle projeté devant nous.
C’est bien d’un scénario-projection qu’il s’agit dans les villes de Suède censées se préparer, bien plus anticiper, prévoir et résoudre à l’avance en vue d’une hécatombe de masse survenant lors de la prochaine guerre en Europe, que l’on prévoit plutôt à brève échéance. L’article de la journaliste dépêchée sur place mentionne clairement la menace, qui ne surprendra personne : « Dans un pays qui n’a pas connu la guerre depuis plus de deux cents ans,…
Auteur: dev
