Sans chauvinisme aucun, est-il possible de déclarer le Tour de France comme la plus grande épreuve cycliste au monde et donc comme le plus grand des « grands tours » ?
Il existe trois grands tours cyclistes masculins, courses par étapes qui se déroulent sur trois semaines. En mai se tient le Tour d’Italie, le « Giro », avec son maillot rose. La 107e édition qui s’est tenue cette année a été remportée haut la main par le slovène Tadej Pogacar. Au mois de juillet, le leader du Tour de France revêt le maillot jaune. C’est la 111e édition cette année qui se déroule cette année. Fin août, c’est la « Vuelta » qui s’élance avec son maillot rouge, 79e édition en 2024.
Les données économiques sont rares, mais mettent largement la Grande boucle en tête. Les revenus du Tour de France sont estimés de l’ordre de 170 millions d’euros, 70 millions pour le Giro et on peut supposer, au regard d’autres variables, qu’ils sont un peu moindres pour la Vuelta. Autre ordre de grandeur disponible : les primes accordées aux participants de ces tours. Elles sont de 2,3 millions d’euros pour le Tour, dont 500 000 euros pour le vainqueur final, 1,6 million pour le Giro (265 000 euros pour le premier) et 1,1 million pour la Vuelta (150 000 euros pour celui qui ramène le maillot rouge à Madrid).
Côté audiences, celles du Tour sont annoncées à plus de 3,5 milliards de téléspectateurs, très loin devant celle du Giro (775 millions environ) et de la Vuelta (360 millions). Autre indice de la supériorité de l’épreuve française : Netflix produit une série sur le Tour mais pas sur les deux autres.
Qu’en est-il néanmoins sur un plan purement sportif ? Ces dernières années, les meilleurs grimpeurs français comme Thibault Pinot ou Romain Bardet ont parfois préféré orienter leur saison en direction du…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Gaël Gueguen, Professeur en Stratégie et en Entrepreneuriat, TBS Education

