Le Tour de France cycliste est un élément de notre patrimoine national. A tel point que des parlementaires ont demandé son inscription au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2019.
Ils soulignaient, dans cette proposition, que :
« Le Tour, ce n’est pas que du sport et, sans son public, il ne serait pas un tel monument, le seul spectacle de cette nature au monde à la fois populaire et gratuit. […] Que ce soient les amateurs de sport, de géographie, d’architecture, d’histoire… tous, devant notre télévision, avons toujours plaisir à regarder ces images présentant plus particulièrement notre pays du Nord au Sud et d’Est en Ouest. »
La compétition est suivi par les amateurs de cyclisme mais aussi, pour un tiers des téléspectateurs, pour ses paysages. Le Tour déborde donc largement de la seule compétition sportive. Il offre un moment de vie partagé – et par là, du lien social – à ses spectateurs et téléspectateurs. Mais aussi, à travers ses différentes étapes sillonnant le paysage français, une formidable leçon de géologie, distillée sur France Télévisions par le présentateur du Tour de France (Franck Ferrand depuis 2017).
Depuis 2015, ce commentaire sur les paysages traversés est réalisé avec l’aide d’un document produit par moi-même pour le MNHN, avec la collaboration depuis 2022 de Pierre Thomas, professeur émérite à l’ENS Lyon. Le document est accessible sur les sites du Tour de France, du MNHN, de la Société géologique de France, Planet Terre (ENS Lyon), la Société géologique du Nord (SGN), l’association géologique Audoise (AGA) (au format papier) ainsi que l’Université d’Utrecht qui tient un site Géologie et Tour de France.
Pour l’édition 2024 du Tour, nous le reproduisons sur The Conversation France, avec un texte par semaine de compétition afin de souligner les caractéristiques géologiques marquantes des étapes.
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Patrick De Wever, Professeur, géologie, micropaléontologie, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

