Pourquoi cibler des trains ? Une histoire du sabotage
Le train a toujours été une cible privilégiée des saboteurs. Cheminots, syndicalistes, anarchistes, écologistes radicaux… De tout temps, le chemin de fer a été visé pour des revendications sociales ou paralyser le pouvoir.
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Depuis son apparition, le train a été pris pour cible par des groupes de militants ouvriers et syndicalistes, des anarchistes, des paysans ou écologistes radicaux. Tout un cortège de révolutionnaires et d’indociles, adeptes de la clé à molette et de la bombe incendiaire. S’ils n’ont pas toujours eu le même mobile, au fil des époques, ils attaquent les voies ferrées à la fois pour ce qu’elles représentent symboliquement, mais aussi pour bloquer les flux, paralyser le pouvoir, faire dérailler l’économie.
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« Loin d’un long chemin pacifique, l’essor du train s’accompagne de controverses incessantes sur les meilleures techniques à utiliser, le choix des tracés, les enjeux sociaux liés à sa démocratisation », écrit-il. Le train fut l’un des équipements les plus importants de la modernité industrielle : apparu autour de 1830 pour accélérer le transport du charbon extrait des mines, il fut peu à peu étendu au transport de voyageurs et d’autres marchandises, redessinant la géographie des nations et le rapport au temps et à l’espace des populations.
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« L’impact du train fut décisif à tous les niveaux, décrit François Jarrige à Reporterre. Ce fut un symbole du capitalisme. C’est lui qui imposa la ponctualité et l’uniformisation des horaires, c’est le long de ses lignes que s’étendirent les premiers réseaux de communication à distance. Il artificialisa de nombreux territoires et provoqua dès son arrivée des conflits majeurs. »
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En acheminant les matières premières vers la mer et les métropoles, au prix de nombreuses vies humaines, ces lignes instituèrent un pillage généralisé et…
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