Répondant à une question sur le projet israélo-américain devant « offrir aux habitants de Gaza un avenir meilleur avec l’installation dans d’autres pays », une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) a estimé qu’une telle solution n’était pas acceptable.
Sur ces « soi-disant déplacements volontaires des Palestiniens en dehors de Gaza », les services du Haut-Commissaire Volker Türk notent que ce plan soulève « des inquiétudes en ce qui concerne des transferts forcés ».
Confinés dans des espaces encore plus réduits
« Le concept de transferts volontaires dans le contexte que nous connaissons actuellement à Gaza est très discutable », a affirmé la porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani.
Le HCDH indique avoir pris connaissance de ces rapports qui soulèvent plusieurs inquiétudes concernant les transferts forcés, les arrestations possibles de jeunes et d’hommes, ainsi que les meurtres possibles dus au type d’usage de la force dont il a été témoin ces derniers jours.
« Un grand nombre de personnes seraient confinées dans des espaces encore plus réduits, avec des restrictions de mouvement. Donc, non, ce n’est certainement pas acceptable », a ajouté Mme Shamdasani.
Une jeune fille reçoit des soins après avoir été touchée par une frappe aérienne à Gaza.
Rejet de tout « transfert forcé »
Lors d’un sommet extraordinaire de la Ligue des États arabes sur la situation à Gaza, tenue le 4 mars dernier dans la capitale égyptienne, le Secrétaire général de l’ONU avait réaffirmé sa vision d’un État palestinien indépendant, dont l’enclave doit impérativement « rester partie intégrante ».
Dans un discours prononcé lors de ce sommet, António Guterres avait semblé rejeter l’option envisagée par l’administration américaine et soutenue par le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
« En tant que…
Auteur: Nations Unies FR

