Le transport des animaux en mer se fait « dans des conditions épouvantables ». Telle est l’une des conclusions du rapport publié le 28 juin par les associations Robin des bois, Animal Welfare Foundation (AWF) et Tierschutzbund Zürich (TSB).
Il en ressort que ces bateaux, pour la plupart d’anciens cargos convertis en bétaillères, sont vétustes : des « navires vieillissants et non conformes aux normes », selon l’association allemande Animal Welfare Foundation, dans lesquels les animaux font figure de « simples marchandises ». Sur les 159 navires officiellement enregistrés au transport maritime de bétail dans le monde, 134 n’ont pas été construits pour transporter des animaux vivants.
La moyenne d’âge des bétaillères en exploitation, qui transportent chaque année au moins 20 millions de bovins, d’ovins et de caprins à travers les océans, est de 40 ans. Les plus vieilles sont âgées de 62 ans. Ainsi, en 2024, des déficiences ont été identifiées lors de 88 % des inspections des bétaillères maritimes, selon les associations.
« Les excréments des animaux sur les ponts supérieurs dégoulinent dans les abreuvoirs et les mangeoires des ponts inférieurs »
Le rapport évoque plusieurs cas, comme celui du Spiridon II, un navire âgé de 53 ans battant pavillon du Togo. L’automne dernier, les vaches gestantes ont mis bas pendant la traversée dans de mauvaises conditions. Après le refus de débarquement en Turquie, les animaux sont « restés bloqués à bord pendant des semaines » et des centaines d’entre eux sont morts.
Dans d’autres bétaillères, « les excréments des animaux sur les ponts supérieurs dégoulinent dans les abreuvoirs et les mangeoires des ponts inférieurs », s’indigne Charlotte Nithart, présidente de Robin des Bois.
Le rapport pointe également les mauvaises conditions de travail du personnel à bord, l’hébergement indigne de l’équipage, les salaires bas,…
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