Manifestants accompagnant un “Drapeau de la libération” du peuple palestinien. Participants à la Pride LGBTQI + accusés de porter une tenue politiquement inadéquate. Ce mercredi 25 septembre, le Tribunal de Montpellier vivait au rythme de la criminalisation banalisée des mouvements sociaux
Même l’appariteur chargé du portail électronique de vérification sécuritaire s’étonne, ce mercredi 25 septembre à 8h30, pour l’ouverture du Palais de Justice, place Gaston Flotte à Montpellier : « Non, mais je trouve qu’il y a bien du monde anormalement ce matin. Il se passe quoi ? » demande-t-il à l’un des visiteurs qui se présente (l’auteur de ces lignes, en l’occurrence).
Auteur qui est donc journaliste bénévole pour Le Poing, media indépendant sans aucun soutien d’aucun milliardaire, en train d’évaluer la situation dans sa tête : c’est qu’il y a bien deux convocations en justice, pour cinq personnes incriminées, dans deux affaires différentes à teneur politique, ce même jour à Montpellier. Cela à la même heure. Comment pouvoir suivre les deux ? Bousculade d’agenda !
Et le journaliste de se dire : est-ce que ça ne tournerait pas au scénario à la turque, à l’algérienne, ou autres régimes autoritaires ? Est-ce qu’il ne faudrait pas prévoir des postes de journalistes permanents détachés au tribunal, face à la multiplication des dossiers d’intimidation politique, de répression, d’interdiction de manifester, et autres entraves à la liberté d’expression ?
Tel est donc le parfum typique de la vie politique et sociale montpeliéraine en 2024, sous le régime du maire Michaël Delafosse (qui se dit socialiste), main dans la main avec le préfet François Xavier Lauch ; cela en parfaite concordance avec l’emballement sécuritaire des Macron et Darmanin ; et encore un cran supplémentaire, désormais avec les Barnier et Retailleau.
D’un côté donc, sur le parvis du Plais…
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Auteur: Le Poing

