Le ministre de la défense vénézuélien, Vladimir Padrino Lopez, a affirmé vendredi 19 septembre que le déploiement militaire américain dans les Caraïbes, officiellement pour une opération anti-drogue, et les frappes sur des bateaux de trafiquants présumés étaient « une guerre non déclarée ».
« C’est une guerre non déclarée, et vous voyez déjà comment des personnes, qu’elles soient ou non des narcotrafiquants, ont été exécutées dans la mer des Caraïbes. Exécutées, sans droit à la défense », a affirmé le général Padrino Lopez lors d’un exercice militaire retransmis à la télévision publique.
« Tant de technologie et tant de pouvoir, sans être capable d’intercepter une embarcation en mer des Caraïbes… », a poursuivi le ministre.
Exercices militaires vénézuéliens
Mercredi en réponse à l’opération américaine, Caracas a lancé trois jours d’exercices militaires sur l’île caribéenne de La Orchila, à environ 65 kilomètres du continent vénézuélien. Il s’agit du plus visible déploiement militaire ordonné par Nicolás Maduro depuis l’envoi par les États-Unis il y a un mois d’une flotte navale dans les Caraïbes orientales, une action que Washington justifie par la lutte contre le trafic de drogue.
Les États-Unis disent avoir détruit depuis le début du mois trois embarcations impliquées dans le trafic de drogue, entraînant la mort de 14 personnes, selon le président Donald Trump.
Les États-Unis ont également envoyé à Porto Rico des avions de chasse F-35 pour soutenir la flottille composée de sept navires et d’un sous-marin à propulsion nucléaire.
Washington accuse Nicolás Maduro de liens avec le narcotrafic et a offert une récompense de 50 millions de dollars pour sa capture.
Nicolás Maduro, qui a annoncé jeudi envoyer des militaires dans les quartiers populaires pour entraîner la population à la manipulation des armes, a dénoncé…
Auteur: La Croix (avec AFP)
