Commençons par insister sur le fait qu’aucune loi internationale ne permet au gouvernement américain de mener des actions contribuant à altérer la souveraineté d’un autre État. Malheureusement, cette évidence est pertinente à rappeler au vu du chaos avec lequel le monde fonctionne.
En second lieu, et toujours sur la base des règles de coexistence civilisée, il est inacceptable qu’un service de renseignement d’un pays quelconque envisage d’assassiner un être humain ; c’est-à-dire une exécution extrajudiciaire, pure et simple. On sait qu’ils le font, mais que le Président l’admette tranquillement franchit toutes les lignes rouges.
Et si l’on parle du caractère secret ou clandestin, mieux vaut ne pas approfondir. Imaginez un agent clandestin de la CIA n’importe où, en train de conspirer, quand soudain, le président du gouvernement qui l’a envoyé reconnaît publiquement les objectifs de sa présence dans ce pays. En bref : la situation de ce soi-disant espion, déjà bien complexe, devient pratiquement inviable.
Mais le dédain de Trump envers la CIA n’est pas nouveau. Un jour après son entrée en fonction lors de son premier mandat, le 27 janvier 2017, le tout nouveau président a exprimé des opinions « dévalorisantes » sur le travail de cette institution dans l’enceinte même de Langley, une position qu’il a adoptée à plusieurs reprises par la suite. Imaginez à nouveau les agents clandestins qui apprennent par la presse que leur service dangereux est discrédité par leur chef suprême, le Président.
Déjà durant le mandat actuel de Trump, Elon Musk, alors directeur de DOGE, a visité Langley en avril 2025. Le contenu de ses discussions n’a pas filtré, mais on sait qu’il avait laissé une traînée d’inquiétude par ses velléités de réduire, voire de fermer ces structures, dont l’utilité est mise en doute selon la vision du président Trump.
LA CIA ET LE THÉÂTRE DES OPÉRATIONS CONTRE LE…
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