Un total de 225 personnes sur les quelque 2.400 officiellement arrêtées après la réélection contestée du président vénézuélien Nicolas Maduro fin juillet ont été libérées samedi, selon le parquet, tandis que les ONG ont confirmé la libération d’une centaine d’entre eux.
Entre vendredi et samedi, « 225 mesures de liberté ont été accordées (…) à des personnes poursuivies pour les actes de violence survenus après les élections du 28 juillet », a déclaré le bureau du procureur dans un communiqué, sans préciser quels cas avaient été réexaminés.
De son côté, l’ONG Foro Penal avait confirmé samedi à 19H00 (23H00 GMT) la libération conditionnelle de 107 personnes.
Le parquet avait promis vendredi le réexamen de 225 dossiers parmi les 2.400 personnes arrêtées lors des troubles qui ont suivi la proclamation de la victoire de M. Maduro par le Conseil national électoral, considéré aux ordres du pouvoir.
L’opposition crie à la fraude et revendique la victoire de son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia. Les Etats-Unis, l’Europe et de nombreux pays d’Amérique latine ne reconnaissent pas la deuxième réélection de M. Maduro.
Le bilan des violences post-électorales s’établit à 28 morts et près de 200 blessés, selon le procureur général Tarek William Saab.
Depuis la réélection contestée de M. Maduro, Edmundo Gonzalez Urrutia s’est réfugié en Espagne et la cheffe de l’opposition, Maria Corina Machado, vit dans la clandestinité.
« L’amour et le courage de leurs familles, ainsi que le travail rigoureux des défenseurs des droits de l’homme (…) ont permis leur libération. Ils méritent tous une liberté totale et de ne pas rester à la merci de ces juges…
Auteur: AFP

