Cela montre à quel point le récit usaméricain sur le Xinjiang s’est en réalité retourné contre les USA.
Ils ont récemment publié à l’ONU une « Déclaration conjointe sur la situation des droits humains en Chine », à laquelle la Chine a répondu par sa propre déclaration conjointe intitulée « S’opposer à la politisation des droits humains ».
À part les USA, seuls 14 pays ont signé leur déclaration, dont Israël, ce qui en dit long sur l’engagement réel de ce groupe en matière de « droits de l’homme », en particulier envers les musulmans.
Les autres signataires sont 7 petits États européens (Albanie, Tchéquie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Macédoine du Nord, Saint-Marin), ainsi que l’Australie, le Japon, Palaos, le Paraguay, l’Ukraine et le Royaume-Uni.
Autrement dit, les USA n’ont même pas réussi à mobiliser des pays traditionnellement parmi leurs plus proches alliés : il manque 2 membres des Five Eyes (le Canada et la Nouvelle-Zélande n’ont pas signé) et 4 membres du G7 (le Canada, la France, l’Allemagne et l’Italie ne sont pas signataires).
En d’autres termes, ce que montre surtout la déclaration usaméricaine, c’est : « nous sommes très isolés sur le plan géopolitique et presque plus personne ne nous suit sur ce récit ».
La réponse de la Chine, à l’inverse, rassemble 85 signataires, représentant près de la moitié de la population mondiale (contre seulement 7 % pour la déclaration américaine).
Encore plus révélateur : la réponse chinoise regroupe l’immense majorité des pays musulmans (dont l’Égypte, l’Arabie saoudite, l’Iran, le Nigeria et le Pakistan), alors que le seul pays à majorité musulmane figurant dans la liste usaméricaine est l’Albanie.
Ce qui en dit très long lorsque la déclaration usaméricaine prétend défendre les « Ouïghours et autres minorités musulmanes » : les États musulmans, dans leur immense majorité, préfèrent signer une…
Auteur: Arnaud BERTRAND

