Dans le judaïsme est affirmée avec force l’idée d’une transmission fondée sur la trace, son effacement, son oubli, puis la reconnaissance du lieu de l’oubli. Plus d’une histoire juive témoigne de ce processus. Pourtant, au plan politique, reconnaître un lieu où s’abolit toute autre réalité que l’événement du lieu, cela suffit rarement à engager une dynamique robuste. Sans nous départir de notre subjectivité, esquissons quelques hypothèses pour tenter d’avancer – un ou deux pas plus loin.
Les trois textes que j’ai publiés dans lundiMatin en mai, juin et octobre 2025 n’appelaient aucune suite. Je garde le sentiment d’y avoir exprimé ma vérité, en réglant certains mécomptes au passage, sans qu’un post-scriptum soit requis.
Ce que je présente ici m’apparaît comme un bilan d’étape. Qu’est-ce qui a disparu depuis la dernière fois ? À peu près tout ce qui n’avait pas encore été détruit. Place nette. L’espace d’Israël/Palestine ressemble sur la carte à un trou noir que tout engloutit. Un frémissement, une pulsion de vie viendront-ils contredire le néant, ou devons-nous croire avec Mallarmée que rien n’aura eu lieu que le lieu ?
Dans le judaïsme est affirmée avec force l’idée d’une transmission fondée sur la trace, son effacement, son oubli, puis la reconnaissance du lieu de l’oubli. Plus d’une histoire juive témoigne de ce processus. Pourtant, au plan politique, reconnaître un lieu où s’abolit toute autre réalité que l’événement du lieu, cela suffit rarement à engager une dynamique robuste. Sans nous départir de notre subjectivité, esquissons quelques hypothèses pour tenter d’avancer – un ou deux pas plus loin.
L’abri devenu piège
Le massacre du 7 octobre 2023 qu’a suivi l’anéantissement de Gaza, la plongée de la Cisjordanie dans la terreur, la destruction du sud-Liban et l’échec des guerres israélo-américaine livrées contre l’Iran, ont…
Auteur: dev
