Pendant des années, les scientifiques ont cru que l’inflammation augmentait inévitablement avec l’âge, alimentant silencieusement des maladies comme les maladies cardiaques, la démence et le diabète. Une nouvelle étude menée auprès de populations autochtones vient ébranler cette idée, au point de bouleverser notre conception du vieillissement.
Depuis des décennies, les scientifiques ont identifié l’inflammation chronique de faible intensité, appelée « inflammaging », comme l’un des principaux facteurs responsables des maladies liées à l’âge. Imaginez que le système immunitaire de votre corps soit en hyperactivité, menant constamment des combats qui n’existent pas, usant progressivement vos organes et vos systèmes.
Mais l’inflammaging n’est peut-être pas une caractéristique universelle du vieillissement. Il pourrait plutôt être un effet secondaire de notre mode de vie dans la société moderne.
Cet article fait partie de notre série La Révolution grise. La Conversation vous propose d’analyser sous toutes ses facettes l’impact du vieillissement de l’imposante cohorte des boomers sur notre société, qu’ils transforment depuis leur venue au monde. Manières de se loger, de travailler, de consommer la culture, de s’alimenter, de voyager, de se soigner, de vivre… découvrez avec nous les bouleversements en cours, et à venir.
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La recherche, publiée dans Nature Aging, a comparé les schémas d’inflammation dans quatre communautés très différentes à travers le monde. Deux groupes provenaient de sociétés modernes et industrialisées : des personnes âgées vivant en Italie et à Singapour.
Les deux autres étaient des communautés autochtones menant un mode…
Auteur: Samuel J. White, Associate Professor & Head of Projects, York St John University

