Véritable symbole de notre agriculture et mondialement connu, le vin français fait figure d’acteur économique majeur dans les exportations françaises. Pourtant, aussi bien du point de vue de la résilience que celui de l’environnement, son mode de production pose question pour l’avenir.
Dans un contexte écologique de plus en plus sombre, où dérèglement climatique, dégradation des sols, raréfaction de l’eau et destruction de la biodiversité s’additionnent, la viticulture mériterait clairement être repensée, sans doute en produisant moins et mieux ainsi qu’en limitant nos exportations.
Un mastodonte financier
Premier pays producteur et exportateur mondial la France est un pilier international dans le domaine du vin. Sa réputation dans cette sphère n’est d’ailleurs plus à démontrer. En 2022, le secteur a généré pas moins de 15 milliards d’euros, dont plus des deux tiers à l’étranger.
La viticulture n’occupe certes que 3 % de la surface agricole utile en France, mais elle représente 16 % de la production agricole du territoire. Ainsi, un salarié agricole sur cinq travaille dans la vigne.
Une production vraiment nécessaire ?
Lorsque l’on sait l’importance économique de la viticulture, on comprend aisément pourquoi il est si compliqué de la remettre en cause. Et pourtant, à l’heure du désastre environnemental et des besoins d’indépendance croissants du pays, il serait grand temps de s’interroger sur la question.
Le vin ressemble en effet plus à un luxe qu’à une réelle nécessité, d’autant plus que sa consommation s’effondre et qu’il est entré dans une large surproduction. Quel sens existe-t-il alors à maintenir autant d’exploitations en France ?
L’urgence de devenir indépendant
Dans un contexte où les tensions…
Auteur: Simon Verdiere

