J’ai écouté la conférence intitulée « États-Unis, de pire empire », donnée à Montréal en janvier 2026. La conférencière, Élisabeth Vallet, enseigne au Collège militaire royal de Saint-Jean. Cette femme connaît bien la politique nord-américaine. Encore une fois, cependant, elle nous brandissait la menace venue de l’Est. La Russie, même sous le régime soviétique, n’a jamais été une menace pour l’Europe de l’Ouest. On s’y est toujours contenté de s’ingérer dans les contrées de l’Est. Tandis qu’en Europe de l’Ouest, tous les pays ont eu leur période de colonisation forcée, en Afrique, Asie, Amérique et Océanie.
On me dira que les énumérations que je vais faire sont connues, mais il existe encore des gens qui croient les États-Unis démocratiques. Un pays érigé sur les cadavres d’autochtones, l’esclavage d’Africains, l’exploitation d’Européens de l’Est en usines !
Après la doctrine Monroe de 1823, les États-Unis ont pris le Texas, le Nouveau-Mexique et la Californie aux Mexicains. Pour des partisans de la libre entreprise et de l’intervention minimale de l’État, ils se sont ingérés dans la politique étrangère, entre 1891 et 1915, une ou plusieurs fois, dans les pays suivants : Haïti, Chili, Nicaragua, Porto Rico, Cuba, Venezuela, République dominicaine, Colombie, Guatemala et Honduras. ¹
Ils sont entrés en guerre contre l’Axe pour empêcher les Japonais de dominer l’Asie du Sud-Est et, surtout, avoir leur part dans le partage de zones européennes. Les Anglais se sont fait bombarder en masse par les V2 de von Braun, alors que les dégâts en Normandie et en Bretagne ont été causés par l’armée des États-Unis qui bombardait tout ce qui encombrait son passage, pour éviter une confrontation inattendue avec les nazis. La guerre n’a pas été gagnée grâce à eux, mais au sacrifice de deux millions de Russes de l’armée rouge.
États-Unis versus Nazis
Par l’intervention…
Auteur: Maryse Laurence LEWIS

