Un débat riche et animé
Après la projection, une spectatrice a d’emblée lancé le débat en signalant que le film abordait de nombreuses questions et qu’il mériterait une seconde vision. Jean-Michel Carré a abondé dans ce sens et regretté qu’on ne lui ait pas permis de réaliser une version plus longue…
Comme on pouvait s’y attendre, le film était « attendu au tournant » par des « dalaïstes » inconditionnels, reprenant les mêmes critiques que celles déjà entendues à Paris le 27/09/2023 (1) et à Bruxelles le 05/02/2026 (2). Ce soir, ils étaient deux, un homme et une femme.
On a d’abord eu droit au discours d’un monsieur se présentant comme bouddhiste et disant tout le mal qu’il pensait du film, d’après lui irrespectueux du bouddhisme tibétain et inféodé à l’idéologie chinoise. Il a notamment reproché au film d’avoir rappelé que le bouddhisme était arrivé au Tibet au départ de la Chine, ce qui est pourtant un fait historique avéré. Avant même qu’une réponse soit donnée à ses critiques, ce monsieur a quitté la salle en douce.
Puis, en fin de soirée, c’est une dame qui s’est livrée à une violente diatribe antichinoise. Bien consciente du biais cognitif caractérisant ce réquisitoire, la modératrice des débats s’est permis de lui demander si elle avait jamais mis les pieds en Chine ; réponse : « j’ai été en Inde » ce qui a provoqué l’hilarité dans la salle et le départ bruyant de la dame en question.
La Chine si mal perçue
Parmi les interventions des spectateurs, il en est une qui m’a spécialement titillé, que je résumerais ainsi : « quand on connaît les mauvais traitements subis par les Ouïghours, comment s’assurer que les Tibétains ne connaissent pas le même sort ? » Question révélatrice de la puissance de la désinformation (à laquelle a largement participé Raphaël Glucksmann) au point que le mantra « Ouïghours = génocide » est utilisé…
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