Le « wokisme », arnaque intellectuelle réactionnaire



Le wokisme n’existe pas. La fabrication d’un mythe, Alain Policar, éd. Le Bord de l’eau, coll. « Interventions », 168 pages, 16 euros.

Peu de doutes sur le fait que les lecteurs de Politis savent que l’accusation de « wokisme » est une vaste entreprise idéologique des (extrêmes) droites ou d’une certaine « gauche » laïcarde, visant à remettre en cause la dénonciation des discriminations raciales, sexistes ou anti-LGBTQI+, mises en lumière par les sciences sociales.

Bardés de titres universitaires, des auteurs prolixes, chercheurs « spécialistes » du monde musulman, du conflit israélo-palestinien, d’art contemporain, de psychanalyse ou des questions de sexualités n’hésitent pas aujourd’hui, à la suite de certains de leurs collègues outre-Atlantique, à « alerter », avec le plus grand aplomb, contre ce supposé danger planant sur nos amphithéâtres et laboratoires scientifiques, revues ou rédactions, désigné par le terme « idéologie woke », qui aurait traversé l’océan.


Sur le même sujet : Anatomie de la « panique woke »

Des intellectuels se sont depuis employés à « fabriquer ce mythe » en France, forts de leurs positions académiques, institutionnelles et médiatiques. Élisabeth Badinter, Nathalie Heinich, Raphaël Enthoven, Frédéric Encel ou Monique Canto-Sperber sont toutes et tous des habitué·es des plateaux de télévision, prompts à dénoncer ces « ennemis de l’intérieur » censés « saper les fondements de la civilisation occidentale ».

Afin de mieux « disqualifier l’ensemble des forces contestataires issues des populations minorisées » et…

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Auteur: Olivier Doubre