Sarah-Maria Hammou, géographe et coautrice du rapport Injustice climatique pour l’association Ghett’up, est spécialiste en justice climatique. Mariam Toure est cofondatrice de La jeunesse populaire, qui porte la voix des jeunes de milieux populaires et précaires en politique.
Le 28 mai, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité l’abrogation du Code noir, un texte de 1685 qui faisait des êtres humains des « biens meubles ». Il n’avait auparavant jamais été formellement abrogé. Émeline K/Bidi, députée de la Réunion, interpelle l’hémicycle : « Que signifie abroger le Code noir en 2026 si les Outre-mer continuent d’être regardés depuis Paris comme des périphéries lointaines ? » Bonne question.
Ce même jour, on apprend qu’Alexandra Palt, désormais ex-présidente du WWF France, a été poussée vers la sortie. Pour avoir marché à un rassemblement contre le racisme à Saint-Denis le 4 avril.
Pour remettre le contexte : Bally Bagayoko vient d’être élu maire (La France insoumise) de Saint-Denis au premier tour. Dès le lendemain, déferlement d’insultes racistes. Sur CNews, un psychologue convoque « l’homo sapiens » et « la famille des grands singes » pour commenter son élection. Michel Onfray parle de « mâle dominant ». Un représentant de la République, élu démocratiquement, traité de la sorte en 2026. Il appelle à un rassemblement citoyen. Alexandra Palt, présidente du WWF France, y marche à titre personnel.
Et voilà ce que lui répond sa propre gouvernance, en la poussant vers la sortie :
« Notre objet social n’intègre pas la lutte contre le racisme… » « Encore faudrait-il que […] cette manifestation n’ait pas été organisée par un parti souvent critiqué pour son attitude à l’égard des juifs qui, tu l’imagines, font partie de nos donateurs. »
Utiliser la communauté juive comme argument pour justifier l’inaction face au racisme, c’est…
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