Le conflit au Yémen s’internationalise inlassablement. Ce n’est pourtant pas faute d’efforts de la part de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour tenter d’inverser la tendance.
« J’ai passé une grande partie de l’année dernière à essayer de protéger le Yémen de l’escalade régionale », a ainsi rappelé Hans Grundberg, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans le pays.
Toutefois, la guerre menée depuis le 7 octobre par Israël à Gaza n’a eu de cesse d’envenimer la crise. En représailles, les houthistes – un groupe rebelle également connu sous le nom d’Ansar Allah – ont multiplié les attaques à l’encontre d’Israël, ainsi que les assauts dans la mer Rouge, provoquant des ripostes coordonnées de la part des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Israël contre le Yémen.
Selon M. Grundberg, l’effet d’entraînement des autres crises de la région sur le pays est réciproque. « La nécessité de résoudre la crise au Yémen devient de plus en plus urgente, car la stabilité régionale nécessite, en partie, de parvenir à la paix au Yémen », a-t-il expliqué.
Des perspectives de paix amoindries
Si l’Envoyé spécial espère que les développements récents concernant l’accord de cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages israéliens puissent se solder par une désescalade au Yémen, il constate cependant une intensification du conflit dans le pays à l’heure actuelle. Et à mesure que le conflit s’envenime, le processus de dialogue national, lui, s’effrite.
« Le cycle croissant de frappes et de contre-attaques a entravé les perspectives de paix », a déploré le haut fonctionnaire. « À ce stade critique, toute nouvelle escalade risque de compromettre les engagements existants », a-t-il ajouté.
Attaques contre les infrastructures civiles
Une intensification du conflit aurait…
Auteur: Nations Unies FR

