Bien que les combats à grande échelle aient diminué depuis la trêve négociée par l’ONU en 2022, ce pays du Moyen-Orient reste profondément divisé, économiquement dévasté et vulnérable à une reprise du conflit.
Le contexte est aggravé par la guerre actuelle au Moyen-Orient.
Que se passe-t-il au Yémen ?
Le Yémen traverse l’une des crises les plus longues de l’histoire récente, marquée par des années d’instabilité politique et de conflit armé qui continuent de peser lourdement sur la population et la région.
Depuis 2014, le pays est ravagé par la guerre qui oppose les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, au gouvernement reconnu par la communauté internationale et appuyé par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.
Les premiers ont pris la capitale, Sanaa, dès les débuts du conflit, avant d’étendre leur emprise sur le nord et l’ouest, jusqu’au port stratégique de Hodeïda, sur la mer Rouge. Le gouvernement, replié à Aden, conserve le contrôle de larges portions du sud et de l’est. Malgré des trêves ponctuelles, les combats n’ont jamais vraiment cessé, et les négociations menées sous l’égide de l’ONU piétinent, sans parvenir à un accord politique global.
D’autres territoires sont tenus par des groupes armés, notamment le Conseil de transition du Sud (CTS), soutenu par les Émirats arabes unis (EAU) dans le Sud.
Le CTS a tenté de prendre le contrôle de l’ensemble du Sud et de l’Est du Yémen fin 2025, avant d’être repoussé par une contre-offensive menée par les forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite. Dissous en janvier 2026, le CTS ne contrôle officiellement plus aucun territoire, bien que les tensions persistent dans le Sud, où le gouvernement peine encore à consolider son autorité.
Le conflit est à la fois interne et régional, sous l’influence de l’Arabie saoudite, des EAU et de l’Iran, tandis que, depuis 2023, les tensions plus larges…
Auteur: ONU France
