L’écocide capitaliste. Un extrait du dernier livre d’Alain Bihr

Ce livre d’Alain Bihr se donne pour objectif d’analyser de façon précise et documentée cette situation. Il revient sur les illusions du « développement durable » et les dangers des fausses solutions (économiques, techniques, éthiques). Il démontre ainsi le caractère fondamentalement écocidaire des rapports capitalistes de production, amplifiant la crise systémique.

Dans cet extrait de son premier chapitre, l’auteur examine les modes d’appropriation de la nature par le capitalisme et son économie de pillage, déjà analysée par Marx. Mais c’est dans le contexte du capitalisme contemporain qu’il développe cette analyse, en montrant que le fantasme d’un contrôle total de la nature se heurte aux effets non maîtrisables qu’il provoque.

La transformation résolue et radicale de cette structure économique et sociale pourra seule éviter la catastrophe.

Conformément à sa formule générale, A – M – A’, le capital est essentiellement une valeur en procès, soit une valeur qui se conserve et qui s’accroît dans un incessant procès cyclique qui fait circuler argent et marchandises. Pour autant, le principe et le secret en gisent en définitive dans le procès de production : dans l’usage de la force de travail mise en œuvre dans un procès de travail concret qui l’unit à la nature.

1. Le rapport contradictoire à la nature du capital comme valeur en procès

Dans cette mesure même, le rapport du capital à la nature ne peut être que fondamentalement ambivalent et contradictoire. D’une part, il est en principe parfaitement indifférent aux procès de travail concret par l’intermédiaire desquels la valeur se forme, partant indifférent tout aussi bien aux valeurs d’usage auxquelles ces procès ont recours ou donnent naissance et aux besoins sociaux que ces valeurs d’usage sont censées satisfaire. Et cette indifférence s’étend tout aussi bien à la nature en tant que condition…

La suite est à lire sur: www.contretemps.eu
Auteur: romain romain

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