Professeur honoraire de sociologie, auteur de nombreux ouvrages dont Le premier âge du capitalisme (Page 2 et Syllepse, 2018-2019) qui a déjà fait l’objet d’une recension dans lundimatin, Alain Bihr présente ici son dernier ouvrage, L’écocide capitaliste, à paraître dans les prochains jours chez les mêmes éditeurs. Cet ouvrage se compose de trois tomes réunis en un même coffret. Son enjeu est d’élucider l’antagonisme entre capitalisme et écologie.
Alain Bihr, vous publiez un volumineux ouvrage divisé en trois tomes, l’ensemble formant 1 250 pages, sous le titre de L’écocide capitaliste, coédité par Page 2 (Lausanne) et Syllepse (Paris). Avant d’en aborder le contenu, pouvez-nous nous dire quelques mots des raisons personnelles qui vous ont poussé à l’écrire ?Alain Bihr : Comme tout un chacun aujourd’hui, plus ou moins, j’étais déjà conscient et soucieux de la gravité des problèmes écologiques auxquels nous faisons face. Mais l’origine immédiate de cet ouvrage a été le choc psychologique produit par la pandémie de la Covid-19. Elle m’a surpris en pleine élaboration de la suite que je comptais donner au Premier âge du capitalisme, qui devait d’ailleurs comprendre un chapitre sur la catastrophe écologique généré par le devenir-monde du capitalisme. J’ai immédiatement identifié cette pandémie comme une nouvelle zoonose, dont la multiplication depuis une quarantaine d’années fait intégralement partie des problèmes écologiques. C’est ce qui m’a alors décidé à me pencher, toutes autres affaires cessantes, sur ces derniers. Cependant, mon intérêt pour les questions écologiques est antérieur. Ainsi ma thèse de doctorat, rédigée dans les années 1980, comprend un chapitre consacré à analyser la manière dont la crise écologique impacte le mouvement ouvrier. Et un chapitre de mon premier ouvrage, L’économique fétiche (1979), inclut déjà un…
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Auteur: dev
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