C’est un enjeu majeur pour l’inclusion des enfants en situation de handicap : le manque d’AESH, les accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ils sont présents aux côtés des élèves pour leur permettre de suivre une scolarité en milieu ordinaire. A la rentrée 2025, près de 50.000 postes n’étaient pas pourvus, sur un total de 352.000 élèves ayant droit à un AESH. Un manque énorme.
« Remettre à leur juste valeur ces personnels »
Pour tenter de rendre le métier plus attractif, les sénateurs du groupe PS ont déposé une proposition de loi (PPL) pour fonctionnariser les AESH et « garantir une meilleure inclusion des élèves ». Ce texte de la sénatrice PS Marie-Pierre Monier crée un nouveau corps de la fonction publique de catégorie B pour les AESH, « pour remettre à leur juste valeur ces personnels devenus, en quelques années, le deuxième métier de l’éducation », souligne la sénatrice PS de la Drome.
De quoi, espère l’auteure du texte, répondre aux problématiques inhérentes aux accompagnants d’élèves en situation de handicap. A savoir « une très grande précarité, un salaire moyen de 850 euros par mois, inférieur au seuil de pauvreté, un temps partiel subi », pointe Marie-Pierre Monier, avec des AESH souvent obligés d’avoir un second travail pour vivre, parfois « jusqu’à plus de 10 enfants à accompagner » ou encore un manque criant de formation, avec des personnels qui peuvent attendre…
Auteur: François Vignal

