Attablés au cœur de la rédaction de Politis, Mahfuzah, Moussa, Halimatou et Bilel sont venus parler de leur école de rêve. Tous les quatre en CM1-CM2 dans une école du nord de Paris, ils ont fièrement joué les porte-parole de leur classe. Dans cette école où plusieurs professeurs s’inspirent déjà de pédagogies coopératives, leur professeure, Magali, emploie la méthode Freinet. Cette formule alternative est fondée sur la libre expression des enfants et permet d’apprendre des fondamentaux « de gestion collective, d’organisation et de solidarité », nous confie l’enseignante. Les quatorze élèves de cette classe, dont les pupitres sont organisés en îlots où ils pratiquent des activités manuelles et se réunissent en « conseil de coopération », affirment avec enthousiasme leurs valeurs d’entraide, de solidarité et d’autonomie. Pour préparer la venue à Politis de leurs quatre représentants, ils ont imaginé leur « école du futur » pendant plusieurs jours. L’occasion de discuter de leur établissement, de soumettre leurs suggestions et, plus largement, d’aborder la nature de l’école ou les fondamentaux de l’apprentissage. En bons émissaires, à l’aise à l’oral, enjoués et motivés, les quatre enfants nous ont confié que les arguments et contre-arguments ont fusé dans la classe.
Comment souhaitez-vous apprendre ?
Halimatou : Dans notre classe, certains élèves étaient pour l’apprentissage par cœur. D’autres s’y opposaient, parce qu’on n’aurait pas assez de place pour se rappeler de tout. Moi, j’aimerais continuer d’apprendre les matières de base, tout en ayant des activités manuelles.
Moussa : Aujourd’hui, la méthode me plaît. On travaille en collaboration et en coopération. Grâce à ça, personne ne va plus vite que les autres et on avance tous ensemble. Dans la classe, il y a un ou deux tuteurs par équipe, et ils…
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Auteur: Lily Chavance

