Ce sera le dernier scrutin avant la fin du monde. Sans vouloir crier au loup (et pourquoi pas finalement ?), la prochaine élection présidentielle sera cruciale, sans commune mesure avec toutes les précédentes.
D’abord parce que nous sommes au bord du gouffre écologique. Sans action ambitieuse pour s’adapter au chaos climatique et s’attaquer à ses causes, sans transition agricole rapide, sans mutation de nos transports… l’habitabilité même de nos territoires sera menacée. Que ce soit à Nice… ou en Bretagne.
Ensuite parce que l’extrême droite se trouve aux portes du pouvoir, avec son projet raciste et écocidaire. Loin de nous promettre un monde plus juste et plus vivable, le Rassemblement national promeut une société ségrégationniste, fondée sur les énergies fossiles et l’agro-industrie.
Enfin, parce que malgré tout, il y a de l’espoir ! Chercheurs, ONG et citoyens ont montré qu’il était possible de bifurquer, et de faire advenir une transformation écologique et sociale radicale. Il suffirait, pour commencer, d’appliquer l’ensemble des mesures de la Convention citoyenne pour le climat. Plusieurs partis de gauche progressiste et écologiste s’y sont d’ailleurs engagés.
Pourtant, alors que la bifurcation n’a jamais été aussi essentielle, les propositions et idées écologistes sont attaquées de toutes parts. Les lois climaticides s’empilent — comme la loi Duplomb et celle d’urgence agricole — les propos climatosceptiques ont toujours droit d’antenne, les écolos sont accusés — à tort — de tous les maux… Le temps est donc venu de la contre-attaque.
Mettre l’écologie au cœur de la campagne
Certes, la ligne de crête parait escarpée, et les vents contraires soufflent en bourrasque. Mais l’écologie n’est pas morte. Mieux, elle bouillonne ! Elle gronde dans les manifestations et luttes locales qui se multiplient. Elle fourmille dans ces milliers d’alternatives qui…
Auteur: Lorène Lavocat
