L'écologie devient menaçante, le pouvoir la caricature

28 avril 2021 à 09h32,
Mis à jour le 28 avril 2021 à 09h31

Durée de lecture : 5 minutes

Culture et idées

Laurence Hansen-Løve est membre du collectif Enseignant.e.s pour la planète et professeure de philosophie. Elle est l’autrice de Simplement humains. Mieux vaut préserver l’humanité que l’améliorer (Éditions de l’Aube, 2019).



Quoi de plus réjouissant ! Un début d’affolement est perceptible : « Les écologistes sont aux portes du pouvoir », chuchote-t-on ici ou là. En Allemagne, « ils » sont à deux doigts de l’emporter. Au Groenland, ils viennent d’arriver en tête aux législatives. En France, ils se sont déjà emparés de plusieurs grandes villes ! Ailleurs, les derniers climatosceptiques, les populistes d’extrême droite (Trump et Bolsonaro) sont à la peine. Chez nous, il suffit d’écouter cinq minutes les vitupérations de la fachosphère goguenarde (L’heure des Pros sur Cnews) pour prendre la mesure de l’angoisse liée non à la crise sanitaire et économique, mais à l’ascension irrésistible des écolos….

L’heure est grave. Comment faire barrage ? La conscience humaine défaille aujourd’hui devant l’immensité de l’effort à accomplir ! Nos meilleurs philosophes sont envoyés au front. Au taquet : ceux-là ne baisseront jamais la garde. En toute impartialité, Luc Ferry, Raphaël Enthoven, Pascal Bruckner nous aident à y voir plus clair.

L’écolo-islamisme est le visage actuel du totalitarisme. Les nouveaux activistes ne sont que des transfuges des fondamentalistes turcs téléguidés par le président Erdogan. Leur véritable objectif est de favoriser l’islamisme politique, financé aujourd’hui par Europe Écologie-Les Verts à Strasbourg, demain partout en France, comme l’a prédit Michel Houellebecq. L’alibi écologique permettra d’assurer la transition en douceur.

Tout comme les fondamentalistes religieux, les écologistes n’ont qu’une obsession : en finir avec le plaisir. Abolir les sapins de Noël, éteindre les rêves d’évasion de la jeunesse. Fini l’insouciance, adieu l’improvisation. Salade de tofu à la cantine et gratin de topinambours au dîner. Le foot à la récré remplacé par des plants de carottes. Terminé les teufs sauvages (pollution sonore). Vacances en famille dans un rayon de dix kilomètres maximum, à dos d’âne de préférence. Arrivée à point nommé, la crise sanitaire montre la Voie.

Les écologistes font peur, et ça tombe très bien parce que la peur est leur fonds de commerce. Par chance, les élus —…

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Auteur: Reporterre