L’écologie unie face à l’extrême droite

Au pied de l’estrade du centre culturel Le Consulat, un petit concert de jazz accompagne l’arrivée des participant.es à l’événement organisé par le média Reporterre. La mélodie harmonieuse de l’orchestre est tapissée par le brouhaha des discussions et des rires. Autour du violoncelle, du saxophone et de la guitare, plus d’une centaine de personnes est réunie dans cette salle du 11e arrondissement de Paris. L’ambiance, festive et détendue, contraste avec un contexte politique oppressant : celui d’une potentielle accession au pouvoir de l’extrême droite le 7 juillet prochain.


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Grande absente de la campagne des élections européennes, l’écologie est une thématique au mieux délaissée, au pire saccagée par le Rassemblement national. Plusieurs ONG et penseurs écologistes ont alors enchaîné les prises de paroles pour dénoncer les dangers et l’imposture que représente l’extrême droite pour le climat, la biodiversité et l’activisme écologiste.

Le scénario du pire

Une vingtaine d’interventions de 2 à 3 minutes se sont ainsi succédé. Pour la fondatrice de l’ONG Bloom, Claire Nouvian, un gouvernement d’extrême droite serait « catastrophique » et représenterait un double effondrement, celui de la démocratie et de l’écologie. Le président de Greenpeace France, Jean François Julliard, lui emboîte le pas : « Il n’y a rien d’écologique dans le programme du RN. On est quasiment dans une forme de climatoscepticisme, au mieux dans l’ignorance de ces sujets. Pour l’écologie, Jordan Bardella à Matignon est le scénario du pire », dénonce-t-il.


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Auteur: Tristan Dereuddre