Il n’y aura pas de durabilité sans faire de changements dans l’économie.
Voilà pourquoi l’économie circulaire est devenue cruciale, traduisant les objectifs de durabilité pour les entreprises : repenser et réduire la production, réutiliser plus fréquemment les produits, les réparer, recycler, et transformer les déchets. Pourtant, malgré le battage médiatique autour de l’économie circulaire, les taux de circularité dans le monde sont inférieurs à 8 %. Et la tendance est à la baisse.
Alors que les stratégies circulaires sont souvent associées à l’innovation, à l’optimisation des processus et à l’efficacité, on peut se demander si on devrait procéder différemment. Et si l’élément manquant pour la transformation était une organisation plus démocratique de l’économie ?
En tant que chercheur à l’intersection de la durabilité et de la gestion, je m’intéresse particulièrement à la relation entre les questions environnementales et sociales. Non seulement l’économie circulaire, mais aussi la société circulaire.
L’approche réformiste du mouvement coopératif
Les coopératives sont des acteurs économiques qui se distinguent par le principe « une personne, une voix ». Ce n’est plus la propriété du capital qui est déterminante dans les décisions, mais bien les membres.
Le 1er juillet, le mouvement célèbre la Journée internationale des coopératives, avec pour thème leur rôle de « partenaires pour un développement durable accéléré ».
Quel est donc le rôle du modèle coopératif pour la durabilité et la circularité ?
Le mouvement coopératif peut être placé dans une approche réformiste de l’économie circulaire. Les coopératives ont tendance à opérer dans un marché basé sur l’échange, tout en exigeant que les acteurs du marché s’organisent démocratiquement. Dans une coopérative de travail, les travailleurs sont les propriétaires de l’entreprise,…
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Auteur: Rafael Ziegler, Professor, Department of Managment, HEC Montréal

