En déclarant que la France est en économie de guerre, Emmanuel Macron cherche à atteindre un double objectif. D’une part, cela permet au président, qui est chef des armées, de sortir du placard dans lequel il s’était lui-même enfermé depuis la dissolution de l’Assemblée nationale. Et d’autre part, ce qui est plus inquiétant, la menace de guerre est instrumentalisée par Macron et ses alliés pour relancer l’agenda néolibéral d’austérité sociale.
L’économie de guerre se transforme en une guerre sociale.
Au nom de la défense de la nation face à l’impérialisme russe, le camp néolibéral est parti dans une campagne associant les impératifs sécuritaires aux objectifs néolibéraux : augmenter le temps de travail, restreindre l’accès à l’assurance-chômage, partir en retraite plus tard, simplifier radicalement la vie des entreprises et baisser leurs impôts. Les impératifs écologiques passent au second plan. De son côté, la Commission européenne assouplit les règles budgétaires en faveur des dépenses militaires, ce qu’elle avait refusé de faire pour les dépenses écologiques.
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L’économie de guerre, présentée comme un impératif de sécurité face à la montée des tensions géopolitiques avec la Russie et aux incertitudes américaines, se transforme en une guerre sociale, pour le seul profit du capital. Pourtant, dans aucun pays, en dehors de la France, on ne parle d’économie de guerre. Les autres États préfèrent évoquer des plans de réarmement, de renforcement de leurs capacités militaires, de sécurité. Et pour cause !
La politique que veut mener Macron n’a rien à voir avec l’économie de guerre.
Car la politique que veut mener Macron n’a…
Auteur: Dominique Plihon

