L’écoparc Lil’Ô
« Nous cultivons dans les ruines du capitalisme et de l’industrie. Des ruines d’une nouveau genre : pas ces tas de pierres inertes qui accueillent une cohorte de vivants et qu’on peut réutiliser à bon escient. Mais des ruines actives qui continuent à se transformer, à circuler, à modifier les milieux et à intoxiquer les vivants. »
Ces mots sont ceux de Bertille Darragon dans son livre « Jardiner dans les ruines ». Voilà le défi que relève l’association Halage sur l’Île Saint-Denis, installée là pour recevoir les publics, les sensibiliser, travailler avec des personnes en réinsertion, contribuer à la recherche et développer des activités de loisir comme de production.
« Un de nos gros sujets, c’est la restauration des sols urbains. Comment on transforme une friche industrielle avec un sol inerte en friche agricole, avec un sol vivant ? C’est notre dada et on y travaille avec différentes techniques pour ouvrir le sol, le faire respirer, réintroduire de la vie, réintroduire des espèces végétales. Cela met beaucoup de temps lorsqu’on respecte les rythmes naturels. » dit Adrien Rogissart, Directeur de Opération, pour La Relève et La Peste.
Adrien Rogissart devant le plan de l’écoparc
Lorsque Halage est arrivé sur ce site en 2017, une île au milieu de la Seine, c’était une friche industrielle. Depuis quelques décennies, une filiale de Colas (BTP) y déversait des gravats, du remblais, tous les déchets de chantiers solides et liquides.
« Quand on est arrivé, c’était la planète Mars. On pouvait respirer mais le sol était compacté par les passage des engins, pollué, impraticable et incultivable. Mais on a changé ça. »

Adrien Rogissart devant l’attrape-rêve géant
Allier la science à l’entrepreneuriat
Halage travaille avec plusieurs organismes universitaires, notamment l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et Université Paris 8. L’objectif est de…
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Auteur: Isabelle Vauconsant

