Malgré la réduction de l’écart d’emploi entre les femmes et les hommes, qui est passé de 27,1 à 23,1 points de pourcentage depuis 1991, le taux d’emploi des femmes reste bien inférieur à celui des hommes, souligne l’OIT dans une note intitulée Women and the economy: 30 years after the Beijing Declaration (Les femmes et l’économie: 30 ans après la Déclaration de Pékin), publiée dans la perspective de la Journée internationale des femmes, qui est célébrée chaque année le 8 mars.
Des élèves à Chhattisgarh, en Inde, assistent à un cours de robotique.
De plus en plus de jeunes femmes poursuivent des études
En 2024, seulement 46,4 % des femmes en âge de travailler occupaient un emploi, contre 69,5 % des hommes. Au rythme actuel de progression, il faudrait près de deux siècles pour parvenir à l’égalité des taux d’emploi.
Bien que de plus en plus de jeunes femmes poursuivent des études et des formations, cela ne s’est pas traduit par des avancées significatives sur le marché du travail. Les femmes occupent seulement 30 % des postes de direction dans le monde, avec une amélioration modeste au cours des vingt dernières années.
Elles restent surreprésentées dans les secteurs faiblement rémunérés, comme les soins infirmiers et la petite enfance, tandis que les hommes dominent des domaines comme les transports et la mécanique. De plus, les femmes perçoivent en moyenne des salaires inférieurs, travaillent moins d’heures rémunérées et occupent davantage d’emplois informels, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire inférieur.
Réduire l’écart de rémunération
D’un autre côté, des progrès ont été réalisés pour réduire l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. En 2024, les femmes occupant un emploi – qu’elles soient salariées ou indépendantes – ont gagné 77,4 cents pour chaque dollar gagné par un…
Auteur: Nations Unies FR

