Le 10 septembre dernier, avec le mouvement Bloquons tout !, beaucoup s’attendaient à voir la France immobilisée par un puissant mouvement social comme jadis avec les gilets jaunes. Fortement empêchés par un déploiement massif des forces de l’ordre, preuve de la frousse actuelle du pouvoir, les blocages annoncés ne purent vraiment opérer.
La colère populaire gronde en France et le pouvoir incarné par Emmanuel Macron est directement pris pour cible tant, depuis son arrivée au pouvoir en 2017, il est clair pour toutes et tous que sa politique n’a été qu’une longue succession de cadeaux fiscaux et de politique économique en faveur des plus riches, des grandes fortunes, tel un petit télégraphiste installé à l’Élysée et chargé de complaire au Medef.
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Beaucoup voient dans ce face-à-face celui entre le peuple et les riches. Y aurait-il donc une haine des riches au sein de la population française, haine qui remonterait à des décennies passées sinon à plusieurs siècles ? Le mot haine est sans aucun doute trop fort, trop irrationnel aussi, qualifiant mal ce qui est davantage de l’ordre du conflit. Pour ne pas dire de la « lutte de classes ».
« Les Français détestent les riches », accuse Alain Duhamel. « Non, ils aiment l’égalité », corrige Clémentine Autain. L’échange, tendu mais révélateur, diffusé le 5 septembre sur BFMTV met des mots sur un vieux fond de colère politique. Ce n’est pas une querelle d’interprétation : c’est un…
Auteur: Olivier Doubre

