
Un Président qui dans la solitude de sa conscience décide d’une folle dissolution le soir même d’une victoire sans précédent de l’extrême-droite.Un Président en exercice (en partie élu avec des voix de gauche, je le rappelle), qui renvoie dos à dos gauche et extrême-droite.
Un Président qui craint même une « guerre civile » en cas d’arrivée de la gauche au pouvoir.
Il faut vraiment être aux abois pour tenir tels indignes propos.
Une ministre fait encore pire, elle s’appelle Aurore Bergé et ose dire que « le meilleur rempart face au Nouveau Front Populaire, c’est pas le RN, c’est nous ! ». Vous avez bien lu. Le plus grand danger, c’est la gauche. Jamais depuis 1944 un(e) ministre n’a tenu de tels propos. Jamais.
Eh bien, à l’issue d’une campagne haineuse, violente, où les actes racistes et xénophobes ont si fortement augmenté, envers et contre tout, il a tenu bon ce Nouveau Front Populaire.
Évidemment, rien n’est oublié des choix parisiens si contre-productifs quand ils s’éloignent des territoires, lors des fléchages des circonscriptions et des désignations de candidats.
Il n’empêche.
Face à la possible arrivée du RN, c’est l’essentiel qui est en jeu, la démocratie, et la gauche, en responsabilité, s’est unie.
Face au pire, on ne transige pas, on ne transige jamais.
Cette gauche que l’on disait irréconciliable, cette gauche vilipendée, extrémiste et irresponsable, elle donne même aujourd’hui des leçons démocratiques au courant présidentiel : au deuxième tour, désistement face au RN. Pas une voix au…
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Auteur: Claude Morizur

