A quatre jours du scrutin, la gauche et la majorité sortante se sont efforcées mercredi de convaincre leurs électeurs d’appliquer le « front républicain » dans les urnes dimanche alors que les nombreux désistements pourraient priver le RN de majorité absolue et conduire à la formation d’une coalition, encore loin de faire consensus.
Le parti d’extrême droite sera-t-il moins haut que prévu le 7 juillet? Un sondage Toluna Harris Interactive, le premier depuis le dépôt des candidatures, chiffre désormais le nombre de sièges pour le RN entre 190 et 220, loin des 289 requis pour obtenir une majorité absolue. Au soir du premier tour, ce même institut donnait jusqu’à 260 députés aux lepénistes.
Le Nouveau Front populaire obtiendrait désormais entre 159 et 183 sièges, le camp présidentiel entre 110 et 135.
En cause, l’ampleur des désistements — 130 pour la gauche, plus de 80 pour les macronistes — qui a fait chuter le nombre de triangulaires et pourrait contribuer à contenir une partie de la vague bleu marine.
L’élément-clé du second tour sera donc la proportion d’électeurs qui suivront les consignes de désistement.
« Cela ne fait pas plaisir évidemment à beaucoup de Français de devoir faire barrage au Rassemblement national en utilisant un autre bulletin qu’ils n’auraient pas voulu », a concédé le Premier ministre Gabriel Attal. Mais, « c’est notre responsabilité que de le faire ».
Même son de cloche du côté d’Edouard Philippe. L’ex-chef du gouvernement votera pour « un candidat communiste (…) qui me paraît relever d’une exigence démocratique que je partage ».
Marine Le Pen a raillé sur TF1 ces rapprochements qui aboutissent, selon elle, à la création d’« un parti unique ». « Et qu’est-ce qu’il propose? Le bourbier », a-t-elle taclé.
Une coalition encore lointaine
La leader d’extrême droite a évoqué un seuil de quelque 270 députés, complétée avec des…
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Auteur: AFP

