Le Sénégal a commencé à compter les voix dimanche soir après le vote aux législatives. Les nouveaux dirigeants visent la majorité la plus large possible pour appliquer l’agenda de rupture et de justice sociale avec lequel ils ont été portés au pouvoir il y a huit mois.
Des agents du bureau de l’école Berthe-Maubert dans le centre de Dakar ont ouvert les urnes après la fermeture à 18H00 (locales et GMT), comme ailleurs dans le pays.
Des projections fiables de la nouvelle Assemblée pourraient être disponibles dès lundi matin grâce aux médias. Aucun incident significatif n’a été rapporté. Différents acteurs ont fait état d’une participation typiquement moindre que celle de la présidentielle.
Mademba Ndiaye, un étudiant de 20 ans, a voté pour la première fois, dans la capitale: « ça fait partie des seuls moyens qu’on a pour réellement impacter la société et je me dis que si on ne vote pas, on ne pourra pas, après, venir se morfondre de ce qui se passe dans la société ».
Pascal Goudiaby, 56 ans, espère lui que « le Pastef (parti du Premier ministre Ousmane Sonko) va gagner les élections pour avoir la majorité (…) pour mieux dérouler leur mandat. La priorité c’est le chômage, les jeunes sont tellement confrontés au chômage ».
Bassirou Diomaye Faye a été élu président au premier tour en mars, dénué de toute expérience exécutive mais tiré vers le sommet par l’enthousiasme et l’aspiration au changement d’une population jeune et éprouvée par trois années de confrontation politique et de crise économique.
Son bouillant mentor Ousmane Sonko, qui aurait dû être à sa place si sa candidature n’avait été invalidée, est devenu Premier ministre.
Pendant des mois, ces avocats d’un « panafricanisme de gauche » ont mené une cohabitation…
Auteur: AFP

