Les travaillistes vont revenir au pouvoir au Royaume-Uni à la suite de leur victoire écrasante sur les conservateurs aux législatives, et leur chef Keir Starmer a promis d’incarner le « changement » et « un renouveau national » attendu par les électeurs une fois à Downing Street.
Après 14 ans un règne conservateur marqué par une succession des crises ces dernières années – le Brexit, l’envolée des prix ou encore la valse des Premiers ministres -, une page se tourne au Royaume-Uni.
Sans attendre les résultats des 650 circonscriptions en jeu, le Premier ministre sortant Rishi Sunak a reconnu la défaite de son camp, annonçant avoir appelé le chef du Labour Keir Starmer pour le féliciter et assumant la responsabilité d’un échec qui apparaît d’ores et déjà historique.
Vendredi matin, Keir Starmer, ancien avocat spécialiste des droits humains de 61 ans, sera chargé par le roi Charles III de former un gouvernement. C’est donc un dirigeant modéré de centre-gauche qui va entrer dans la foulée au 10, Downing Street, au moment où l’extrême droite est susceptible d’accéder au pouvoir en France et que Donald Trump semble bien placé pour retourner à la Maison Blanche.
« Le changement commence maintenant », a martelé le futur Premier ministre, remerciant ses partisans et renouvelant sa promesse de « renouveau national ». « Je ne vous promets pas que ce sera facile. Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour changer un pays. Cela demande un travail difficile, un travail patient, un travail déterminé ».
Les résultats qui tombent vendredi au petit matin confirment l’ampleur du succès pour le Labour et la défaite historique des conservateurs, annoncés depuis des mois par les sondages.
Vers 04H30 GMT, le Labour avait sécurisé plus de 367 sièges, soit plus que les 326 sièges nécessaires pour…
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Auteur: AFP

