Dissolution surprise, récupération politique, diabolisation de la gauche… L’actualité est parfois aussi haletante qu’une série télévisée. C’est ce qu’ont démontré ces quatre dernières semaines. Alors que le second tour des élections législatives du dimanche 7 juillet décidera de l’avenir politique du pays, et risque de mettre pour la première fois depuis 1945 un parti d’extrême droite au pouvoir, Reporterre revient sur cette intense campagne, et les enjeux de ce vote crucial pour l’écologie.
• Le choc de la dissolution
Au soir des élections européennes du 9 juin, on se doutait que le Rassemblement national ferait un score record (31,37 %). Moins de l’annonce fracassante faite par le président de la République, vers 21 heures : dissoudre l’Assemblée nationale.
Reporterre était au QG des Écologistes, qui venaient d’encaisser un score décevant (5,5 %). Les réactions des militants reflétaient leur désarroi : « Olala, mais il est taré ce mec [Emmanuel Macron] ! » « Donc on repart en campagne ? C’est ça, là ? »
Le président a tenté de justifier sa décision de la dissolution par une nécessité de « clarification ». Elle est plutôt le fruit de son « arrogance » et de son « mépris pour la vulnérabilité de l’autre », nous a expliqué un psychanalyste. Le chef de l’État a aussi tenté d’opposer « les deux extrêmes » et de s’imposer comme le camp de la raison, faisant référence à la science, alors que nombreuses de ses décisions sur les questions écologiques lui ont été contraires.
• Une gauche unie, avec un programme écologique
Très vite, une évidence s’est imposée à gauche : elle ne peut espérer peser à l’Assemblée nationale que si elle s’unit. Tandis que les appels de la société civile fleurissaient en ce sens, les chefs de parti (le Parti socialiste, PS ; La France insoumise, LFI ; Les Écologistes ; le Parti communiste français, PCF)…
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Auteur: Hortense Chauvin, Marie Astier

