Légumes asséchés, productions perdues… Une crise historique se confirme pour l'agriculture

« C’est historique, les canicules ont été plus précoces, plus fortes, plus longues », a déclaré le ministère de l’Agriculture aux journalistes lors d’une conférence de presse le 28 août. La veille, la ministre de l’Agriculture avait réuni les préfets de région et des territoires d’outre-mer pour faire le bilan de cet été de canicules, sécheresse et incendies.

Les chiffres remontés au ministère par les territoires sont aussi accablants que le soleil de ces derniers mois. 65 % du territoire est confronté à une sécheresse d’une fréquence estimée à une fois tous les vingt-cinq ans et 62 départements sont encore en « crise », soit le niveau supérieur d’alerte sécheresse.

Lire aussi : Plants grillés, pommes de terre minuscules, choux replantés trois fois : l’été qui épuise les maraîchers

Les productions les plus touchées sont le maraîchage, le maïs, l’arboriculture, les légumes de plein champ, la viticulture. Les pertes de rendement peuvent être extrêmes pour certaines productions, avec par exemple jusqu’à moins -100 % pour certains fruits rouges (cerises, cassis, groseilles), -50 % pour certains légumes (poireaux, choux-fleurs, ail, oignon, échalote, haricots), -34 % pour le maïs grain et -30 % pour le maïs destiné aux animaux.

Côté élevage, l’inquiétude est extrême du côté des stocks de fourrage qui permettent de nourrir les animaux l’hiver. « 50 % des prairies sont dégradées dans la très grande majorité des régions », dit le ministère, et la pousse des prairies est inférieure de 36 % à la moyenne de référence.

Un nécessaire plan d’urgence

Les conséquences économiques pourraient être importantes pour les fermes. Selon le ministère, environ 10 % d’entre elles ont besoin d’une aide forte, évaluée à plus de 10 000 euros par exploitation.

Un constat partagé par la Confédération paysanne. Le syndicat agricole classé à gauche a tenu…

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: