L’encéphalite à tiques progresse en France : que faut-il savoir ?

L’encéphalite à tiques est une infection virale potentiellement grave qui sévit dans les zones tempérées de l’Eurasie, dans une bande géographique allant globalement du sud-est de la Grande-Bretagne au Japon, en passant par une partie de la Scandinavie, la Russie et une large portion de la Chine.

Comme son nom l’indique, le virus responsable de cette maladie est transmis par les tiques. Il appartient aux Flavivirus, un genre viral dont font aussi partie les virus de la dengue et Zika (qui eux sont transmis par le moustique tigre).

L’encéphalite à tiques n’est pas une pathologie récente, puisqu’elle a été formellement décrite (et le virus isolé) en 1937, lors d’une expédition en Extrême-Orient russe. Elle est cependant en augmentation dans toute l’Europe, y compris en France.

Si le nombre de cas d’infections annuelles dans notre pays demeure actuellement beaucoup moins élevé que le nombre de cas d’infection par la bactérie responsable de la maladie de Lyme, les autorités sanitaires prennent cependant la situation au sérieux. Voici ce qu’il faut en savoir.

Des contaminations en augmentation partout en Europe

Depuis que le virus de l’encéphalite à tiques (TBEV, pour « Tick-Borne Encephalitis Virus » en anglais) a été isolé, au début du XXe siècle, trois sous-types majeurs ont été décrits. Il s’agit, par ordre décroissant, dans la sévérité des symptômes du virus d’Extrême-Orient, du virus sibérien et du virus européen.

En Europe, le virus TBE est propagé par les tiques appartenant à l’espèce Ixodes ricinus. En Extrême-Orient (ainsi qu’en Europe centrale), le vecteur de la maladie est une autre espèce, Ixodes persulcatus. Il faut toutefois souligner que cette répartition n’est plus aussi stricte qu’auparavant. Cependant, la tique Ixodes persulcatus a aussi été détectée en Europe, dans les Pays baltes, où elle se superpose avec I. ricinus. Les oiseaux migrateurs…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Nathalie Boulanger, Professeur de parasitologie et mycologie médicales, UR7290: virulence bactérienne précoce: responsable groupe Borrelia, Université de Strasbourg