Environ 200 membres du Delta ont été confrontés aux 32 Cubains. Ici il faut être clair : aucun groupe du premier cercle de sécurité ne possède d’armes de gros calibre…
Je croyais m’être rendormi et que je cauchemardais. Je n’arrivais pas à croire à la réalité des images qui défilaient sur mon écran. Je voyais en boucle surtout celle où neuf hélicoptères volaient en formation, comme s’ils fuyaient une ville qui, disait-on, était Caracas. Il était environ deux heures du matin là-bas. La ville était illuminée, mais à certains endroits, on voyait de grands éclairs qui ne pouvaient être que ceux produits par des explosions de missiles.
On avait dû falsifier les images, car j’en avais déjà vu beaucoup comme celles-là dans des films.
Ne voulant pas réveiller tout le monde en passant des appels, au cas où tout cela ne serait pas vrai, j’ai commencé à écrire à beaucoup d’amis dans la belle ville de Caracas. Oui, les Yankees avaient osé ! Je ne sais pas ce que j’ai ressenti. Si : angoisse et colère. Comment était-il possible de bombarder une ville avec des gens si joyeux, si cordiaux, si humains ? Alors des expressions très latines me sont sorties du cœur, du ventre et de chaque parcelle de ma peau : « Yankees, triples fils de pute ! Merdes que les chats n’ont pas recouvertes ! Soyez maudits, un million de fois maudits ! ».
Ils bombardaient la ville où était né Simón Bolívar, celui qui, avec une armée de pauvres, avait libéré cinq nations des griffes de l’empire espagnol, sans en envahir aucune.
Quelques minutes plus tard, on ne parlait plus du survol d’hélicoptères ni des bombardements. Le calme semblait revenir. Là-bas, tout n’était que tension et peur. Ici aussi, car nous étions déjà nombreux à essayer de suivre, impuissants, cette attaque perfide et lâche.
Comme c’est devenu habituel sur les réseaux sociaux, une quantité inimaginable de versions a commencé à circuler. La…
Auteur: Hernando CALVO OSPINA

