Sur les réseaux sociaux, il est devenu courant pour certains parents de diffuser des photos de leurs enfants et l’on voit dans les fils d’actualité ces publications se mêler à des images de petits chats et autres contenus « à like ».
Selon un sondage réalisé en 2021 par l’institut de sondage Gece, 39 % des bébés auraient une empreinte numérique avant même leur naissance. Un autre sondage réalisé par Potloc pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (OPEN) et publié en février 2023 a montré que 53 % des parents partagent en ligne des photos de leurs enfants et que 1,1 % des parents français sont influenceurs.
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Cette pratique a donné lieu à l’émergence du terme « sharenting », contraction de « sharing » (partagé) et « parenting » (parentalité), apparu pour la première fois en 2012 sous la plume d’un journaliste du Wall Street Journal, Steven Leckart. Le « sharenting » est défini par Putri comme « le phénomène de partage et de divulgation d’informations intimes sur les enfants sous forme de photos, de vidéos et de statuts par les parents via les médias sociaux ».
Les motivations à ces partages peuvent être variées par exemple la recherche de reconnaissance, de soutien et de valorisation de son rôle de parents, un renforcement de l’estime de soi et une certaine fierté à travers les « likes » et les commentaires positifs des publications. Certains parents peuvent aussi avoir recours au « sharenting » pour documenter le développement de leur enfant et maintenir un lien avec les proches. D’autres l’utilisent comme une source de revenus en devenant influenceurs ou en faisant de leur enfant des influenceurs.
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Auteur: Marie Danet, Maîtresse de conférence en psychologie, Université de Lille

