Les éoliennes et le solaire en force. En cet été brûlant où les besoins électriques ont bondi durant les heures les plus chaudes — en partie du fait de la climatisation —, ce sont les énergies éoliennes et surtout solaires qui ont le mieux pallié les vulnérabilités du nucléaire, de l’hydroélectricité et même du gaz.
Ainsi, cet été, déjà 8 térawattheures (TWh) ont été perdus pour cause climatique sur le parc nucléaire, soit 2 % de la production annuelle, un record. Pour les barrages, le stock d’eau est déjà inférieur à celui de 2022 à la même époque.
Les centrales à charbon en Europe ou au gaz atteignent elles aussi leurs limites techniques. Leur rendement décline sensiblement au-delà de 40 °C. Ces installations ont, comme le nucléaire, besoin d’eau froide et d’un débit suffisant pour fonctionner.
Ainsi, le 17 juillet, la centrale à gaz de Martigues (Bouches-du-Rhône) a dû obtenir en urgence une dérogation temporaire pour augmenter de 30 à 32 °C la température maximale de ses rejets dans la Méditerranée, sans quoi elle aurait dû s’arrêter.
Les éoliennes en force
Reste donc les éoliennes et les panneaux solaires pour faire tenir le système électrique. Les premières ont généralement une place mineure l’été. En France, la production des mois de juin et juillet a toutefois été supérieure à celle des années précédentes, boostée notamment par la mise en service de quelques nouveaux parcs éoliens sur terre et en mer. La production éolienne de cet été a ainsi été de 2,9 TWh, soit respectivement 6,9 et 6,5 % de la production électrique de juin et de juillet.
Et pour la suite ? Une étude récente de Callendar, une entreprise spécialisée dans l’anticipation des risques climatiques, a estimé les pertes potentielles de l’éolien dans le monde en 2050 du fait du réchauffement du climat. Bilan : selon les modélisations, avec une trajectoire de…
Auteur: Elsa Souchay
