« Assez avec l’idolâtrie de soi-même et de l’argent ! Assez avec la démonstration de force ! Assez avec la guerre ! » En cette vigile de la grande fête de la Divine Miséricorde, le pape Léon XIV, qui a fait de la « paix désarmée et désarmante » son leitmotiv, a martelé une nouvelle fois ses appels à la paix dans un monde déchiré par les conflits, alors même que le Liban est sous les bombes et que les négociations entre les États-Unis et l’Iran ont échoué.
« La guerre divise, l’espérance unit. La tyrannie piétine, l’amour élève. L’idolâtrie aveugle, le Dieu vivant éclaire », a-t-il lancé samedi soir 11 avril, devant des milliers de fidèles rassemblés dans la basilique Saint-Pierre et sur le parvis, pour une veillée mariale de prière pour la paix retransmise par les médias du Vatican.
« En cette heure dramatique de l’histoire », Léon XIV s’est inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs et de leurs grands appels à la paix en des moments critiques : Jean XXIII reprenant les paroles de Pie XII – « Avec la paix, rien n’est perdu ; mais tout peut l’être par la guerre » (Pacem in terris, 116) – ; Paul VI lançant « plus jamais la guerre » aux Nations unies en 1965 ; et Jean-Paul II tout particulièrement, dont il a dit faire siens les propos prononcés dans le contexte de la crise irakienne de 2003.
« J’appartiens à la génération de ceux qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale et y ont survécu, avait déclaré Jean-Paul II à l’Angélus, le 16 mars 2003. J’ai le devoir de dire à tous les jeunes, à ceux qui sont plus jeunes que moi, qui n’ont pas connu cette expérience : “Plus jamais la guerre !”, comme le disait Paul VI au cours de sa première visite aux Nations unies. Nous devons faire tout notre possible ! Nous savons bien que la paix à n’importe quel prix n’est pas possible. Mais nous savons tous…
Auteur: Céline Hoyeau

