Comme son prédécesseur François, Léon XIV fait de l’écologie un marqueur de son pontificat. Il reprend l’appel à une « conversion écologique » et insiste sur son lien avec la justice sociale et économique. La référence à une « dette écologique » souligne la responsabilité accrue des pays riches envers les nations les plus vulnérables, particulièrement exposées aux catastrophes climatiques.
Ce vocabulaire ne doit rien au hasard : il exprime une manière juridique de penser l’écologie, dans les termes de l’obligation et de la responsabilité. Mais en même temps, Léon XIV n’hésite pas à poser des garde-fous. Dans une mise au point remarquée, il a dénoncé une possible « idolâtrie écologiste », refusant que la cause environnementale se transforme en religion parallèle : « Seul le Christ sauve », a-t-il rappelé. Il s’agit donc de trouver le « juste milieu » : affirmer l’urgence écologique, sans basculer dans une sacralisation de la nature.
L’institution comme ancrage
Cette vision se traduit déjà par des gestes institutionnels. L’inauguration d’un centre de formation écologique du Vatican, à destination des migrants, des anciens détenus et des femmes victimes de violences, illustre sa volonté d’ancrer l’écologie dans des structures concrètes. L’éducation et la formation deviennent les vecteurs d’une « conversion écologique » durable, associant transformation personnelle et insertion sociale.
Dans ses rencontres avec le monde académique, notamment en mai 2025, Léon XIV appelle à « construire des ponts » entre continents, faisant de l’université un lieu privilégié pour articuler foi, justice et écologie. Ici encore, son approche se veut équilibrée : ni strictement spirituelle, ni uniquement militante, mais institutionnelle et éducative.
Cette quête du point d’équilibre ne se limite pas à l’écologie. Léon XIV l’a…
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